La Picardie

La Picardie
Étymologie:

L'étymologie du mot Picardie n'est ni géographique, ni historique. Le mot apparaît en 1248, dérivée du mot « picard » c'est-à-dire « piocheur ». Les Parisiens appelaient « piocheurs » tous les agriculteurs vivant au nord des zones forestières du Senlisis et du Valois (où les paysans étaient bûcherons), et dans le Nord on appelait « Picards » tous ceux qui ne parlaient pas le flamand : Arras, Boulogne, Calais, Tournai étaient des villes « picardes » ; leurs étudiants formaient à Paris et à Orléans la « Nation Picarde ».



Histoire:

Les délimitations de l'ancienne Picardie ne correspondent pas à celles des trois départements composant l'actuelle Picardie. Seuls la totalité de la Somme, le nord-ouest de l'Oise et le nord de l'Aisne constituaient l'ancienne Picardie (qui intégrait aussi la partie côtière du Pas-de-Calais). En effet, la majorité de l'Oise appartenait à la couronne de France. On y trouvait alors le Vexin français au sud-ouest (en opposition au Vexin normand), le Valois (au sud-est) et le comté de Clermont (au centre). Dans l'Aisne, le Soissonnais appartenait aussi à la couronne. Le reste était mouvant du duché de Champagne. Reste le nord-est de l'Oise qui était l'évêché de Noyon.

Sur ce territoire, vivaient des peuples belges de premier plan pendant la Guerre des Gaules (Beauvais et Soissons).

Au traité de Verdun de 843, la Picardie est placée dans le royaume de France. Plus tard, le Nord est occupé par la Bourgogne (entrevue de Péronne) puis, avec le Comté de Flandre, par l'Espagne.

Au moment du massacre de la Saint-Barthélemy (août-octobre 1572), le gouverneur Longueville y empêche le massacre des protestants[1]. Au début de la guerre de la Ligue, l'exemple de Montmorency-Thoré qui prend Senlis (1589), pousse les nobles picards à s'engager dans l'armée royale[2], alors que le roi Henri III n'a pratiquement plus de soutiens.

La fidélité des picards à la famille régnante sera notamment récompensée dans le cadre des défilés militaires où le Régiment de Picardie est en première place.

Jusque sous Louis XIV, la Picardie constitue les limites nord du Royaume de France. Le Roi Soleil étendra jusqu'à Lille les nouvelles frontières avec la prise de Lille en 1667.

La Picardie, de par sa situation géographique, fut souvent une terre de champs de bataille et le chemin des invasions.

Les deux guerres mondiales de 1914-1918 et de 1939-1945 y laissèrent de nombreuses traces qui constituent désormais un patrimoine historique parcouru par les touristes du monde entier (notamment : australiens et anglais pour la Grande Guerre de 1914-1918).

Culture:

On y parlait, sauf dans sa partie sud, une langue régionale : le picard. La langue picarde (différente du « francien » d'Île-de-France qui s'imposa comme langue nationale) connaît son apogée au XIIIe siècle : il est parlé alors dans toute la Picardie actuelle (sauf dans le sud de l'Oise et l'Aisne), dans les départements actuels du Pas-de-Calais, du Nord (sauf le Westhoek), une partie du Hainaut belge (région de Mouscron et de Tournai).

À partir du début du XIXe siècle, le picard n'est plus parlé dans les régions du sud de Beauvais, Noyon, Vervins. Il demeura cependant encore très vivace jusque dans les années 1970-1980, même en ville. Aujourd'hui ne subsistent vraiment, dans l'usage et en pratique, que des mots et quelques expressions, pour les raisons suivantes :

la modernisation et la mécanisation (l'agriculture ayant besoin de moins de bras),
le développement des moyens de locomotion,
la scolarité rendue obligatoire jusque 16 ans (avec cycle scolaire terminé ou suivi en collège au lieu d'être très majoritairement dispensé exclusivement localement, ce qui provoqua un brassage ou un nivellement linguistique),
l'élévation du niveau de vie, avec la facilité plus grande de partir en vacances ou en week-end,
l'intrusion systématique de la télévision dans les foyers.

Personnalités liées à la Picardie:

Maurice Blanchard, né à Montdidier en 1890, ingénieur aéronautique et poète lié au surréalisme.

Serge Boutinot, ornithologue, à l'origine de la création de la réserve naturelle du parc des marais d'Isle à Saint-Quentin

Pascal Brunner : ancien présentateur de Fa si la chanter sur France 3

Jean Calvin dit Calvin est un réformateur français mort en 1564

Sébastien Cauet : animateur radio des émissions matinales sur Fun Radio, puis Europe 2, puis Fun Radio, puis Virgin Radio ; présentateur de La Méthode Cauet sur TF1

Paul Claudel, né en 1868 à Villeneuve-sur-Fère
marquis de Condorcet :Jean-Antoine-Nicolas de Caritat, philosophe, mathématicien et homme politique français né à Ribemont dans l'Aisne le 17 septembre 1743.

Alexandre Dumas, né à Villers-Cotterêts le 24 juillet 1802

Fatals Picards, groupe musical, candidat pour la France au Concours Eurovision de la chanson 2007

Antoine Galland : orientaliste, spécialiste d'histoire, de manuscrits anciens, de langues orientales et de monnaies, habitué de la Bibliothèque royale, antiquaire du roi, académicien et lecteur au Collège royal, né en 1646 à Rollot.

Pierre Garnier, poète inventeur du spatialisme.

Elodie Gossuin, ex miss France 2001 et ex miss Europe 2002.

Gustave Gueudet (1880-1970) : industriel, président du groupe Gueudet.
Kamini, premier rappeur rural connu pour sa chanson, Marly-Gomont sur le village éponyme dans l'Aisne.

Jean de La Fontaine, né à Château-Thierry en 1621

Jeanne Laisné (14 novembre 1454 - ?), connue sous le nom de Jeanne Hachette, habitante de Beauvais qui lutta contre les Bourguignons lors de la guerre de Cent Ans.

Achille Jacopin est un sculpteur né en 1874 et mort en 1958 à Château-Thierry.

Jean-Baptiste de Lamarck, né en 1744 à Bazentin. Il fut l'un des créateurs du Muséum national d'histoire naturelle de Paris, le premier auteur des théories de l'évolution, l'inventeur du mot « biologie » et certainement l'un des plus grands naturalistes français.

Antoine Le Nain (1588-1648), Louis Le Nain (1592-1648) et Mathieu Le Nain (1607-1677), peintres nés à Bourgnignon-sous-Montbavin près de Laon

Philippe Leclerc de Hauteclocque : maréchal de France : commandant la 2e DB, né a Belloy-Saint-Léonard dans la Somme en 1902, pris le nom de guerre de Leclerc, nom fréquent en Picardie
René Just Haüy & Valentin Haüy

Rachel Legrain-Trapani, hypokhâgneuse au lycée Henri Martin de Saint-Quentin, élue Miss France 2007.

Nicolas-Prosper Levasseur, né en 1791 en Picardie et mort le 7 décembre 1871, est un chanteur d'opéra français.

Pierre Mac Orlan de son vrai nom né Pierre Dumarchey, écrivain, né à Péronne en 1882
Alfred Manessier, né en Picardie

Henri Matisse (1869-1954) a grandi à Bohain-en-Vermandois

Antoine Parmentier, né en 1737 à Montdidier, agronome, promut en Europe l'utilisation de la pomme de terre en complément du blé.

Jean-Pierre Pernaut : présentateur, rédacteur en chef du journal télévisé de 13h sur TF1, et présentateur de Combien ça coûte également sur TF1

Maurice Quentin de La Tour (1704-1788), est originaire de Saint-Quentin

Jean Racine, né à la Ferté-Milon en 1639

Jules Verne, qui vécut à Amiens. Le musée Jules Verne est abrité dans son ancienne demeure. L'université de Picardie porte son nom. Conseiller municipal, il fut également à l'origine de la construction du cirque d'Amiens, qu'il inaugura
Vincent Voiture

Roland Dorgeles, journaliste et écrivain, membre de l'Académie Goncourt, né à Amiens en 1885

Christian Cabrol, né le 16 septembre 1925 à Chézy-sur-Marne (Aisne), est un chirurgien cardiaque et un homme politique français. Il est connu pour avoir réalisé la première transplantation cardiaque en Europe le 27 avril 1968, la première transplantation cardio-pulmonaire en 1982, et la première implantation de c½ur artificiel en France en 1986. Sa femme, Annie Cabrol, est anesthésiste-réanimateur et a également participé en tant que tel à la première transplantation cardiaque.

Sébastien Jean Maurice Cauet, dit Cauet, est un animateur-producteur radiophonique et télévisuel, un DJ ainsi qu'un acteur français. Il est né le 28 avril 1972 à Saint-Quentin et a passé son enfance à Marle dans l'Aisne.

Benoît Delépine, né le 30 août 1958 à Saint-Quentin, connu également sous le nom de Michael Kael, est un auteur, journaliste et comédien français vivant à Angoulême. Il est connu pour ses activités dans les émissions satiriques sur la chaîne de télévision Canal+.

Auteur pour l'émission Guignols de l'info pendant plusieurs années, il écrit actuellement pour les émissions ayant pour cadre le pays fictif de Groland. Il y joue également un journaliste-reporter cynique Michael Kael.

Kamini[1] Zantoko[2] (8 décembre 1979 au Nouvion-en-Thiérache) est un rappeur français. Il est connu pour être l'auteur de Marly-Gomont, clip qui est devenu un phénomène sur Internet.

Catherine Jacob, l'actrice, à grandi à Compiègne, dans l'Oise.

# Posté le mercredi 04 février 2009 14:21

Modifié le jeudi 26 février 2009 04:10

Non à la disparition de la Région Picardie !!!!

Non à la disparition de la Région Picardie !!!!
Nous avons crée se blog, pour éviter la disparition de la picardie,car:

- L'Oise, irait en Île de France (deviendra la banlieu de la banlieu)

- L'Aisne, irait en Champagne Ardenne

- La Somme, irait au Nord pas de Calais

Batons-nous pour éviter sa, éviter les réformes des collectivités territoriales, sur la futur organisation térritoriales.

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Parlez en à vous amis et personnes autour vous !!!

Email: region-picardie-en-danger@hotmail.fr


Cherche personnes pour la création de l'association de défence de la Picardie!!!
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Tél.06.20.73.75.28

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Pétiton du comité "Touche pas à ma Picardie"

Réagissez sur ce blog en mettant des commentaires !!

Merci à l'association Anim'jeunes, pour leur lien de notre blog de défence et le message de soutien quelle passe sur sont site web : Association Anim'jeunes

# Posté le mercredi 04 février 2009 15:36

Modifié le samedi 28 février 2009 15:47

Article du Courrier Picard

Article du Courrier Picard
Touche pas à ma Picardie


La réforme des collectivités territoriales menace-t-elle l'existence de la région ? Discutée dans le secret des cabinets ministériels, elle alimente en tout cas les angoisses.

Quels seront, lors des prochaines élections régionales, les contours géographiques et politiques de la région Picardie... En marge du travail de la commission Balladur chargée de proposer à Nicolas Sarkozy, une réforme des collectivités territoriales, le conseil régional a choisi hier de créer une commission ad hoc chargée de collecter les éléments concernant le débat qui a trait à la future organisation territoriale, d'évaluer les diverses hypothèses et de formuler des propositions sur un meilleur exercice des compétences. Tout en veillant à l'affirmation du fait régional. Et particulièrement à l'affirmation de la Picardie. Si l'on en croit la majorité, cette dernière serait en effet, à nouveau menacée. Le conditionnel s'impose, tant il apparaît difficile aujourd'hui - et Claude Gewerc le président (PS) de la Région l'a rappelé - de savoir où en est la réflexion de la commission Balladur.

« Comment gagner en 2012 ? »
Modification du scrutin régional, fusion des conseillers régionaux et généraux dans un concept unique de conseillers territoriaux, fusion de certains départements ou régions... À moins d'un an du futur scrutin régional, nombre d'options semblent ouvertes. Dont la plus inquiétante pour la Picardie : un éclatement de la Région entre l'Ile-de-France qui récupérerait l'Oise, et le Nord-Pas-de-Calais qui hériterait de la Somme. Le sort de l'Aisne restant plus incertain encore.

Charge appuyée de Philippe Massein, président du groupe socialiste, contre l'UMP : « Le populisme qui cherche en ces temps de crise à stigmatiser les assemblées d'élus locaux au prétexte de leur coût, est démagogique et malsain ».

Et le président du groupe PS d'interpeller Caroline Cayeux, la présidente du groupe UMP-Aimer la Picardie : « Êtes-vous favorable à une vente à la découpe de notre région ? »Peu ou pas de réponse de la maire de Beauvais, si ce n'est pour indiquer que son groupe serait attentif à l'avenir de la Région. Claude du Grandrut (UMP-Aimer la Picardie) estimant, de son côté, la réforme de l'organisation territoriale indispensable : « La France a bougé. Il faut prendre en compte l'émergence de nouveaux centres de compétences, les communautés d'agglomérations, les pays, les politiques européennes... La Picardie n'est pas en danger ».

Pas de quoi rassurer Daniel Beurdeley qui a dénoncé, au nom du groupe communiste, « la volonté élyséenne de mettre en place des collectivités-courroies de transmission, chargées de mettre en ½uvre des politiques au service du capital, dans une logique de compétition territoriale et non plus de solidarité territoriale ».Persuadé d'avoir « réveillé enfin une assemblée qui ne voulait pas se saisir du dossier », Michel Guiniot (FN) qui avait déposé une motion sur le sujet, a dénoncé les « tripatouillages à but électoraux auxquels se livre le gouvernement, l'unique but de cette réforme étant de remettre la main sur les régions et départements qui ont échappé à l'UMP ».

Et le FN de dénoncer une complicité implicite entre l'UMP et le PS pour écarter du jeu politique les petits partis qui refusent de passer sous les fourches caudines des uns ou des autres.Un point que Claude Gewerc n'a pas relevé, préférant fustiger, comme l'avait fait précédemment Arnaud Caron (les Verts), « un projet qui ne prend pas en compte les vrais enjeux et qui n'a qu'une arrière-pensée : comment regagner les Régions et comment gagner en 2012 ».

À l'issue des travaux de la commission ad hoc, le conseil régional se réunira en session extraordinaire sur cette question. On en saura alors davantage sur la manière dont l'Élysée envisage l'avenir des régions et singulièrement celui de la Picardie.

# Posté le mercredi 04 février 2009 15:40

Repportage France Bleu Picardie

Repportage France Bleu Picardie
L'Oise bientôt décrochée de la Picardie ?
La Picardie a t'elle vécu, sous sa forme actuelle ?
Avec ses trois départements que la sont la Somme, l'Aisne et l'Oise.
Le Conseil régional est en tout cas inquiet depuis la petite phrase du Secrétaire d'Etat Roger Karoutchi, sur son blog internet : il indique que la commission Balladur, chargée de réformer les collectivités territoriales, envisagerait de revoir le périmètre de l'Ile de France... En y incluant, pourquoi pas, le sud de l'Oise.
Majorité de gauche et opposition, la droite, au Conseil régional de Picardie, ne veulent pas en entendre parler.
La gauche y voit la "volonté de Nicolas Sarkozy de supprimer le contre-pouvoir que peut représenter une collectivité gérée par la gauche", selon Philippe Massein, président du groupe PS à la Région.
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# Posté le mercredi 04 février 2009 15:42

Article du Courrier Picard 05/02/2009

Article du Courrier Picard 05/02/2009
Quelle Picardie ?


La disparition de la Picardie serait-elle programmée ? Il faudra attendre la fin du mois pour le savoir. C'est à ce moment-là que la commission Balladur rendra son rapport sur la réorganisation territoriale de la France.

De quelle Picardie veut-on parler en évoquant son éventuelle disparition ? De la Picardie culturelle, celle qui va jusque dans le Boulonnais et dans une partie de la Wallonie ? Cette Picardie linguistique en a vu d'autres ! Elle a résisté à toutes les invasions et survit dans une littérature renouvelée entre les Ch'tis, Tintin et Astérix en version picarde. Cette Picardie de la créativité et de l'imaginaire n'est pas près de disparaître. Elle se joue des découpages de l'administration et des politiques.

La Picardie administrative est une invention récente qui remonte pour une part à 1964 quand naissait l'académie d'Amiens. Jusque-là les étudiants, selon qu'ils étaient de l'Oise, de l'Aisne ou de la Somme, se répartissaient - sans grands dommages pour leur avenir - entre les universités de Paris ou de Lille. La tendance demeure, ne serait-ce que pour des raisons de proximité domicile-études.

La seule Picardie qui vaille, pour ceux qui se mobilisent avec passion, est la Picardie politique renforcée par la décentralisation de 1982. Elle fédère des terroirs qui ont souvent peu à voir ensemble.

La main sur le coeur pour appuyer leur franchise suspecte, beaucoup d'élus veulent le maintien de la Picardie à tout prix. Mais dès que l'on parle avec tel député de l'Aisne, il dit en « off » qu'il aspire à un rattachement de sa circonscription au Nord, tel autre à Champagne-Ardenne.

La campagne que lance le Courrier picard permettra, sans doute, de connaître l'attachement des Picards à leur région. La parole doit rester aux Picards et à eux seuls.

# Posté le jeudi 05 février 2009 15:32